Le logeur très social en densification douce

Retranscription des pitchs de la soirée des Nouveaux métiers de la ville organique le jeudi 18 janvier à l’Institut de France (Paris)
Colloque Organic Cities

Auteur
Affiliation

SNL Prologues

Date de publication

19 janvier 2024

Modifié

20 mars 2024

Martin Quenu est responsable Immobilier pour la foncière solidaire SNL-Prologues.

Comment peut-on transformer les délaissés urbains en logements sociaux ?

Solidarités Nouvelles pour le Logement c’est un mouvement associatif qui a maintenant près de 30 ans et c’est un mouvement citoyen.

Notre approche est un peu différente de nombreuses associations qui oeuvrent sur le logement dans le sens où nous avons pour but d’intervenir sur l’ensemble des échelles.

Nous sommes plutôt comme une brique de base pour des groupes locaux de solidarité issue de la société civile à l’échelle du quartier, à l’échelle de la commune, à l’échelle d’un arrondissement qui essaient de partager ensemble le fait de se mettre dans un mouvement qui met à disposition des logements.

Cela a fait des petits, car depuis 1988, nous avons quand même 1’200 logements à l’échelle de l’Île-de-France, tout en gardant toujours cette dimension partenariale de l’échelle micro du quartier entre les habitants et les gens qui sont démunis aujourd’hui, puisqu’on ne loge que des personnes qui sont précarisées, très éloignées du logement aujourd’hui.

Alors nous les « délaissés », c’est avant tout les délaissés qui sont délaissés par la ville, les gens qui sont délaissés par la vie en ville.

Et pour cela, nous essayons d’utiliser comme moyen, les délaissés urbains.

Pour nous les premiers délaissés urbains, ce sont les logements vacants, c’est-à-dire que nous intervenons sur une échelle d’opération qui est extrêmement fine, puisque, pour nous, un lot de copropriétés, un logement dans une copropriété, peut devenir un logement in fine et social, dans lequel nous accompagnerons des gens.

Nous avons d’autres modalités d’intervention, comme le fait de ne pas hésiter à utiliser le droit de préemption urbain pour aller effectivement dans des copropriétés, intervenir sur l’achat d’un logement. Droit de préemption qui peut également parfois s’exercer à une échelle plus vaste pour faire un programme immobilier.

Mais il faut avoir en tête que nous, nous sommes un peu des artisans, des couturiers urbains, dans le sens où, pour nous, un programme fait en taille moyenne, à peu près, cinq logements.

Et nous croyons effectivement à une mobilisation citoyenne lorsqu’elle peut être à cette échelle aussi fine.

Nous arrivons à créer un mix entre les gens qui peuvent être très éloignés du logement et des gens qui sont parfois, parmi ceux qui font du bénévolat, non-sensibilisés à la cause du mal-logement avant de venir chez nous.

Nous sommes donc dans l’échelle fine et nous essayons d’avoir toujours, soit un logement invisible comme en lot de copropriété, soit des logements remarquablement visibles notamment par le domaine du patrimoine bâti à réhabiliter.

Réutilisation

Citation

BibTeX
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Veuillez citer ce travail comme suit :
Quenu, M. (2024, January 19). Le logeur très social en densification douce. Organic Cities, Paris. Sciences Po & Villes Vivantes. https://papers.organiccities.co/le-logeur-tres-social-en-densification-douce.html